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LES QUESTIONS DE MILINDA MILINDA-PAÑHA...

 
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cgigi2
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Inscrit le: 27 Jan 2006
Messages: 3940
Localisation: Québec Canada

MessagePosté le: Jeu Déc 03, 2009 12:00 pm    Sujet du message: LES QUESTIONS DE MILINDA MILINDA-PAÑHA... Répondre en citant

LIVRE III
LA SOLUTION DES DIFFICULTES
La division en paragraphes a été ajoutée par le traducteur pour faciliter les références


1. Chaque organe résulte d'un kamma spécial.



Le roi dit :
— Nâgasena, les cinq organes des sens procèdent-ils de kamma distincts ou d'un seul kamma ?
— De kamma distincts.
— Donne-moi une comparaison.
— Si dans un même champ on sème cinq espèces de graines, ces graines différentes produisent-elles des fruits différents ?
— Oui.
— De même les cinq organes des sens sont produits par des kamma différents.

*


2. Origine de l'inégalité des hommes.


— Nâgasena, pourquoi tous les hommes ne sont-ils pas semblables ? Pourquoi ont-ils une vie longue ou brève ? Pourquoi sont-ils vigoureux ou maladifs, beaux ou laids, influents ou impuissants, riches ou pauvres, de haute naissance ou de basse extraction, intelligents ou sots ?
— Et pourquoi, mahârâja, toutes les plantes ne sont-elles pas semblables ? Pourquoi sont-elles, suivant leur espèce, aigres, salées, amères, acides, astringentes ou douces ?
— En raison de la différence des graines, je suppose.

— De même les hommes diffèrent en raison de la différence des actes. Le Bienheureux a dit (72) : « Les êtres ont pour patrimoine leur kamma ; ils sont les héritiers, les descendants, les parents, les vassaux de leur kamma : c'est le kamma qui partage les hommes en supérieurs et en inférieurs. »
(72) Majjhima-nikâya, III, 206.
*


3. L'effort actuel ne produit ses résultats que dans la vie suivante.


— Nâgasena, vous dites que le but de votre sortie du monde, c'est de faire cesser la douleur présente et d'empêcher qu'une autre ne prenne naissance. Ce résultat est-il dû à un effort antérieur ou à l'effort présent ?
— L'effort présent, mahârâja, est inopérant [pour cette vie] : c'est l'effort passé qui est efficace.
— Donne-moi une comparaison.
— Si tu avais soif, est-ce alors seulement que tu ferais creuser une citerne ou un bassin pour boire ? Si tu avais faim, est-ce alors seulement que tu ferais labourer un champ, semer du riz, récolter le grain ? Si tu étais attaqué, est-ce alors seulement que tu ferais creuser des fossés, élever un mur, des tours de garde, des forts, amasser des vivres ? Est-ce alors seulement que tu apprendrais la manoeuvre des éléphants, des chevaux, des chars, le manie-ment de l'arc et de l'épée ?
— Non, Vénérable.
— De même l'effort présent est inopérant : c'est celui du passé qui est efficace.

Le Bienheureux a dit (73) :
Que l'homme fasse immédiatement ce qu'il sait lui être salutaire.
Qu'il marche ferme dans la sagesse et non à la manière du charretier.
Comme le charretier qui, ayant quitté la grande route unie
et pénétré dans un sentier raboteux, se désole devant son essieu brisé,
ainsi le sot, qui s'écarte de la bonne voie pour suivre la mauvaise,
tombé dans la gueule de la mort,
se désole comme le charretier devant son essieu brisé!

(73) Samyutta-nikâya, I, 57.

*


4. Le feu de l'enfer.


— Nâgasena, vous dites : « Le feu de l'enfer est beaucoup plus ardent que le feu naturel : un caillou jeté dans le feu naturel peut brûler tout un jour sans être consumé, tandis qu'une pierre de la dimension d'une haute maison, jetée dans le feu de l'enfer, disparaîtrait en un instant. » Je ne puis le croire. Vous dites d'autre part : « Ceux qui renaissent dans l'enfer y cuisent pendant des milliers d'années sans être consumés. » Cela non plus je ne puis le croire.
— Que penses-tu de ceci, mahârâja ? Les femelles des makaras, des crocodiles, des tortues, des paons, des pigeons avalent, n'est-ce pas, des pierres dures et du gravier ?
— Oui.
— Ces corps durs se dissolvent dans leur ventre ?
— Oui.
— Mais l'embryon qui est dans leur ventre se dissout-il ?
— Non.
— Pourquoi ?
— C'est, je pense, par l'influence de son kamma.
— De même c'est par l'influence de leur kamma que les hôtes de l'enfer peuvent y cuire pendant des milliers d'années sans être consumés.

Le Bienheureux a dit (74) :
« On ne meurt pas avant que son kamma soit épuisé. »
— Donne-moi une autre comparaison.
— Les femelles des lions, des tigres, des panthères, des chiens ne mangent-elles pas des os et des chairs très durs, et ces corps durs ne sont-ils pas dissous dans leur ventre ?
— Oui.
— Pourtant l'embryon qui se trouve dans leur ventre ne s'y dissout pas. Pourquoi ?
— Par l'influence de son kamma, sans doute.
— Il en est de même des hôtes de l'enfer.
— Donne-moi encore une comparaison.
— Les femmes des Yonakas, des Khattiyas, des brahmanes, des bourgeois mangent des viandes dures qui se dissolvent dans leur ventre. Pourtant, l'embryon qui s'y trouve ne s'y dissout pas. Pourquoi ? Par l'influence du kamma. Il en est de même pour les hôtes de l'enfer.
(74) Anguttara-nikâya, I, 141.
*


5. L’eau est supportée par l’air.


— Nâgasena, vous dites que la terre est supportée par l'eau, l'eau par l'air, l'air par l'espace. je ne puis le croire.

Le thera mit de l'eau dans un dhammakaraka (75) et dit au roi : « Tu vois que l'eau est supportée par l'air ! »
(75) Sorte de récipient filtrant dont l'usage est permis aux moines par le Vinaya (Culla-vagga, V, 13, 1 ; VI, 21, 3 ; XII, 2, 1).
*


6. Le Nibbâna est la cessation.


— Nâgasena, le Nibbâna est-il la cessation ?
— Oui, mahârâja.
— Comment cela ?
— Tous les sots inconvertis prennent plaisir, se complaisent, s'attachent aux sens et aux objets des sens. Ils se laissent emporter par le courant. Ils ne s'affranchissent point de la naissance, de la vieillesse, de la mort, de la douleur. Mais le sage disciple ne prend pas plaisir, ne se complaît pas, ne s'attache pas aux objets des sens. Par là cessent successivement la soif, l'attachement, l'existence, la naissance, la vieillesse et la mort, la douleur. C'est ainsi que le Nibbâna est la cessation.

*


7. Qui atteint au Nibbâna ?


— Nâgasena, est-ce que tout le monde atteint au Nibbâna ?
— Non assurément. Mais celui qui admet les états mentaux qui doivent être admis, reconnaît ceux qui doivent être reconnus, évite ceux qui doivent être évités, cultive ceux qui doivent être cultivés, réalise ceux qui doivent être réalisés, celui-là atteint au Nibbâna.

*


8. Comment sait-on que le Nibbâna est un délice ?


— Nâgasena, celui qui n'atteint pas au Nibbâna sait-il que le Nibbâna est un délice ?
— Oui.
— Comment peut-il le savoir ?
— Ceux à qui on n'a pas coupé les mains et les pieds savent-ils que c'est une souffrance que d'avoir les mains et les pieds coupés ?
— Oui.
— Comment le savent-ils ?
— Pour avoir entendu les plaintes de ceux à qui on coupait les mains et les pieds.
— De même, pour avoir entendu les paroles de ceux qui l'ont atteint, on sait que le Nibbâna est un délice.

*


9. L’existence du Bouddha est-elle prouvée ?


— Nâgasena, as-tu vu le Bouddha ?
— Non.
— Tes maîtres l'ont-ils vu ?
— Non.
— Alors le Bouddha n'a pas existé.
— As-tu vu, ô roi, la rivière Uhâ dans l'Himalaya ?
— Non.
— Ton père l'a-t-il vue ?
— Non.
— Alors la rivière Uhâ n'existe pas !
— Si, elle existe, bien que ni mon père ni moi ne l'ayons vue.
— Il en est de même du Bouddha.

*


10. Le Bouddha supérieur à tous les êtres.


— Nâgasena, le Bouddha est-il supérieur à tous ?
— Oui.
— Comment peux-tu le savoir si tu ne l'as jamais vu ?
— Peut-on savoir, sans avoir jamais vu la mer, qu'elle est grande, profonde, immense, insondable, puisque les cinq grands fleuves — Gange, Yamunâ, Aciravatî, Sarabhû, Mahi — s'y déversent continuellement sans qu'on voie son niveau baisser ou s'élever ?
— Oui.
— De même, considérant les grands disciples qui sont entrés dans le Parinibbâna, je sais que le Bouddha est supérieur à tous.

*


11. Preuve de cette supériorité.


— Nâgasena, est-il possible de savoir que le Bouddha est supérieur à tous,
— Oui.
Comment ?
— Il y eut autrefois un maître d'écriture, le thera Tissa : bien des années se sont écoulées depuis sa mort ; comment le connaît-on ?
— Par son écriture.
— De même, celui qui voit la Doctrine voit le Bouddha : car la Doctrine a été enseignée par le Bouddha.

*


12. Le Dhamma.


— Nâgasena, as-tu vu le Dhamma ?
— Mahârâja, c'est la direction donnée par le Bouddha, ce sont les ordres donnés par le Bouddha qui doivent servir de règle aux disciples pendant toute leur vie.

*


13. Renaissance sans transmigration.


— Nâgasena, la renaissance est-elle possible sans transmigration ?
— Oui.
— Comment ? Donne-moi une comparaison.
— Si on allume un flambeau à un flambeau, peut-on dire que le premier a transmigré dans le second ? Non ! De même on peut renaître sans transmigrer.
— Donne-moi une autre comparaison.
— Te souviens-tu, mahârâja, d'avoir, dans ton enfance, appris un vers de la bouche de ton précepteur ?
— Oui.
— Est-ce que ce vers avait transmigré de lui en toi ?
— Non, sans doute.
— De même on peut renaître sans transmigrer.

*


14. L’âme existe-t-elle ?


— Nâgasena, le Vedagu existe-t-il ? (76)
— Du point de vue de la vérité absolue, non !
(76) Répétition d'une question antérieure (II, 30).
*


15. Responsabilité sans transmigration.


— Nâgasena, y a-t-il un être qui passe de ce corps dans un autre ?
— Non.
— Alors, le second sera affranchi des péchés antérieurs ?
— S'il n'y avait pas renaissance, il en serait affranchi en effet. Mais il y a renaissance : c'est pourquoi il n'en est pas affranchi.
— Donne-moi une comparaison.
— Si un homme dérobe les mangues d'un autre, est-il coupable ?
— Certainement.
— Pourtant il n'a pas volé les mangues qui ont été plantées !
— Non, mais celles-ci sont un effet des premières.

— De même par le « Nom-et-forme » on fait une action bonne ou mauvaise : par cette action un autre « Nom-et-forme » prend naissance : donc le second n'est pas affranchi des péchés antérieurs (77).
(77) Répétition d'un passage antérieur (II, 22).
*


16. Que deviennent les actes ?


— Nâgasena, quand des actes bons ou mauvais sont faits par ce « Nom-et-forme » que voici, où vont ces actes ?

— Ils suivent leur auteur « comme une ombre inséparable» (78).
— Est-il possible de montrer ces actes en disant qu'ils sont ici ou là ?
— Non.
— Pourquoi ? Donne-moi une comparaison.
— Peut-on montrer les fruits qu'un arbre n'a pas encore produits, en disant qu'ils sont ici ou là ?
— Non.
— De même, dans un enchaînement ininterrompu, il est impossible de montrer ces actes ici ou là.
(78) Dhammapada, 2.

*


17. Celui qui doit renaître le sait-il ?


— Nâgasena, celui qui est destiné à renaître sait-il qu'il renaîtra ?
— Oui.
— Donne-moi une comparaison.

— Un laboureur qui sème du grain, s'il pleut d'une façon normale, ne sait-il pas qu'il récoltera ? Oui ! Il en est de même de celui qui doit renaître (79).
(79) Contrepartie d'un passage antérieur (II, 18).
*


18. Où est le Bouddha ?


— Nâgasena, le Bouddha est-il ?
— Oui, mahârâja.
— Peut-on le désigner comme étant ici ou là ?
— Le Bienheureux s'est éteint dans le Nibbâna absolu : on ne peut le désigner comme étant ici ou là.
— Donne-moi une comparaison.
— Quand brûle un grand feu, si une flamme s'est éteinte, peut-on la désigner comme étant ici ou là ?
— Non, assurément ! Cette flamme a cessé, disparu.

— De même on ne peut désigner le Bienheureux comme étant ici ou là. Mais il peut être désigné par le Corps de la Loi : car la Loi a été enseignée par lui (80).
(80) Cf. supra, § II.

*


19. Pourquoi les religieux prennent soin de leur corps.


— Nâgasena, les religieux chérissent-ils leur corps ?
— Non.
— Alors pourquoi le traitez-vous avec affection, avec complaisance ?
— As-tu parfois, mahârâja, reçu une blessure dans la bataille ?
— Oui.
— Cette blessure n'a-t-elle pas été ointe avec un onguent, frottée avec de l'huile, bandée avec une étoffe fine ?
— Oui.
— Est-ce que tu chérissais ta blessure pour la traiter si bien ?
— Non : c'était seulement pour la cicatriser.
— De même les religieux ne chérissent pas leur corps ; mais, sans s'y attacher, ils en prennent soin en faveur de la vie pieuse [dont il est l'instrument]. Le corps a été comparé par le Bienheureux à une plaie, et les religieux traitent leur corps sans s'y attacher. Le Bienheureux a dit :
Couvert d'une peau humide, grande plaie à neuf ouvertures,
Il coule de tous côtés, impur et fétide.


*


20. Pourquoi les règles disciplinaires n’ont été édictées que progressivement.


— Nâgasena, le Bouddha sait-il tout, voit-il tout ?
— Oui.
— Alors pourquoi n'a-t-il donné des règles à ses disciples qu'au fur et à mesure des circonstances ?
— Y a-t-il un médecin connaissant tous les remèdes de la terre ?
— Oui.
— Est-ce que ce médecin administre un remède à son malade quand le moment est venu ou avant qu'il soit venu ?
— Quand le moment est venu.
— De même c'est seulement en temps opportun que le Bienheureux a donné à ses disciples les règles qu'ils ne doivent pas transgresser de toute leur vie.

*


21. Pourquoi le Bouddha ne ressemblait pas physiquement à ses parents.


— Nâgasena, le Bouddha était-il doué des trente-deux signes caractéristiques du Grand Homme, orné des quatre-vingts signes secondaires, avait-il le teint doré, la peau de la couleur de l'or et une auréole large d'une brasse ?
— Oui.
— Ses père et mère avaient-ils les mêmes signes ?
— Non.
— Pourtant, un fils ressemble à sa mère ou aux parents de sa mère, à son père ou aux parents de son père !
— Tu connais, mahârâja, le lotus à cent pétales ?
— Oui.
— Où naît-il ?
— II naît dans la boue et se développe dans l'eau.
— Ressemble-t-il à la boue ou à l'eau par la couleur, l'odeur ou la saveur ?
— Non.
— Il en est de même du Bouddha.

*


22. Jeux de mots.


— Nâgasena, le Bouddha est-il un brahmacîrî ?
— Oui.

— Il est donc disciple de Brahmâ ! (81)
— As-tu, roi, un éléphant de premier ordre ?
— Oui.
— Pousse-t-il parfois le « cri du héron » ?
— Oui.
— Il est donc disciple des hérons ?
— Non.
— Brahmâ est-il doué d'intelligence( sabuddhiko) ?
— Oui.
— Il est donc disciple du Bouddha !
(81) Jeu de mots sur le double sens de brahman. L'expression brahmâcâri signifie « qui suit le brahman, la vie pieuse », mais pourrait aussi, à la rigueur, signifier « qui suit Brahman, le dieu Brahma ». Nâgasena riposte par un calembour encore pire sur Buddha et buddhi « intelligence ».
*


23. L’ordination du Bouddha.


— Nâgasena, l'ordination est-elle bonne ?
— Certainement.
— Le Bouddha l'a-t-il reçue ou non ?
— Le Bouddha s'est trouvé ordonné en atteignant l'omniscience au pied de l'arbre de la Bodhi. Mais il n'a pas reçu l'ordination conférée par d'autres dans la forme qu'il a édictée pour ses disciples comme une règle inviolable.

*


24. Larmes salutaires.


— Nâgasena, de deux hommes qui pleurent, l'un par chagrin de la mort de sa mère, l'autre par amour pour la Loi, lequel trouve sa guérison dans les larmes ?
— Les larmes du premier sont viciées par la passion, la haine, l'infatuation, celles du second ont la pureté de la joie et de la sérénité ; les unes sont brûlantes, les autres fraîches. Ce qui est frais est un remède qui guérit, non ce qui est brûlant.

*


25. L’homme passionné et l’homme sans passion.


— Nâgasena, quelle est la différence entre l'homme passionné et l'homme sans passion ?
— L'un est attaché, l'autre est détaché.
— Qu'entends-tu par là ?
— L'un convoite, l'autre ne convoite pas.
— Voici comment je comprends la chose : l'homme passionné et l'homme sans passion désirent tous deux ce qui est bon — par exemple la nourriture, — non ce qui est mauvais.
— L'homme passionné, ô roi, quand il mange, goûte la saveur et la passion de la saveur ; l'homme sans passion goûte la saveur, mais non la passion de la saveur.

*


26. Le siège de la sagesse.


— Nâgasena, où la sagesse a-t-elle son siège ?
— Nulle part.
— Elle n'existe donc pas !
— Et où le vent a-t-il son siège ?
— Nulle part.
— Il n'existe donc pas !

*


27. Le Samsâra.


Nâgasena, tu parles du Samsâra. Qu'est-ce que le Samsâra ?
— Un être naît sur cette terre et y meurt ; mort ici, il renaît ailleurs et y meurt, etc. Voilà ce qu'est le Samsâra.
— Donne-moi une comparaison.

— Un homme mange une mangue et plante le noyau ; de ce noyau croît un grand manguier qui porte des fruits ; un homme mange un de ces fruits et plante le noyau, d'où croît un manguier, etc. Le point de départ de cet enchaînement est inconnaissable. Il en est de même du Samsâra (82).
(82) Cf. supra, H, 26.

*


28. La mémoire.


— Nâgasena, par quoi se rappelle-t-on ce qui est passé, ce qui a été fait longtemps auparavant ?
— Par la mémoire.
— N'est-ce pas plutôt par la pensée ?
— As-tu parfois oublié une chose que tu avais faite ?
— Oui.
— Étais-tu donc alors privé de pensée ?
— Non : c'est la mémoire qui me faisait défaut.
— Pourquoi donc dis-tu qu'on se rappelle par la pensée et non par la mémoire ?

*


29. Mémoire spontanée et mémoire provoquée.


— Nâgasena, la mémoire se produit-elle toujours comme un acte de reconnaissance spontané, ou y a-t-il une mémoire provoquée ?
— L'une et l'autre existent.
— Mais puisqu'on reconnaît tout souvenir, il n'y a pas [à proprement parler] de mémoire provoquée.
— S'il n'y avait pas de mémoire provoquée, les artisans n'auraient que faire de métier, d'art, de connaissances techniques, et les maîtres ne serviraient à rien. Si tout cela est utile, c'est parce qu'il y a une mémoire provoquée.

*


30. Seize manières de se souvenir.


— Nâgasena, de combien de manières se produit la mémoire ?
— De seize manières :
1° Par reconnaissance spontanée. C'est le cas d'Ananda, de Khujjuttarâ et des autres saints, qui se rappellent leurs naissances antérieures ;
2° Par suggestion extérieure. C'est le cas de l'homme oublieux par nature, à qui d'autres rappellent continuellement [ce qu'il doit faire] ;
3° Par l'impression d'une circonstance solennelle. Par exemple, un roi se rappelle son sacre, sa conversion ;
4° Par l'impression d'une chose favorable. On se rappelle que dans telle circonstance on a été heureux ;
5° Par l'impression d'une chose funeste. On se rappelle que dans telle circonstance on a été malheureux.
6° Par une apparence analogue. En voyant un homme qui leur ressemble, on se rappelle sa mère, son père, son frère, sa soeur ; ou en voyant un chameau, un boeuf, un âne, on se rappelle un animal semblable ;
7° Par une apparence dissemblable. On se rappelle que telle ou telle chose a telle couleur, tel son, telle odeur, tel contact ; ,
8° Par la connaissance d'une parole. C'est le cas de l'homme naturellement oublieux qui se rappelle ce qu'on lui remet en mémoire ;
9° Par un signe. Par exemple, on reconnaît un boeuf à la marque, au signe qu'il porte ;
10° Par une exhortation à se souvenir. C'est le cas de l'homme naturellement oublieux à qui on répète sans cesse : « Souviens-toi, souviens-toi ! »

11° Par le langage des doigts (83). Parce qu'on a appris l'écriture, on sait que telle lettre doit être faite immédiatement après telle autre ;
12° Par le calcul. Ayant appris le calcul, les calculateurs peuvent compter un grand nombre d'objets ;
13° En apprenant par cœur. Ayant appris à réciter de mémoire, les récitateurs retiennent de longs morceaux ;
14° Par méditation. Le religieux se rappelle ses diverses naissances antérieures avec leur nature et leurs circonstances particulières ;
15° En écrivant sur un registre. Les rois, ayant à rendre un édit, font apporter un registre [pour l'y faire écrire] et s'en souviennent au moyen de ce registre ;
16° Par un dépôt. En voyant l'objet déposé, on se rappelle [les circonstances du dépôt].
(83) Muddâ. Cf., notes 19 et 69. Il s'agit ici, semble-t-il, d'une variété de la rnuddâ dans laquelle les différentes phalanges correspondaient non à des chiffres, mais à des syllabes.


17° Par association. On se rappelle une forme parce qu'on l'a vue, un son parce qu'on l'a entendu, une odeur parce qu'on l'a respirée, une saveur parce qu'on l'a goûtée, un objet tangible parce qu'on l'a touché, une idée parce qu'on l'a connue (84).
(84) Cette liste comprend dix-sept termes au lieu des seize annoncés ; le dernier ne figure pas dans la version chinoise.
*


31. A petits actes, grands effets.


— Nâgasena, vous autres bouddhistes prétendez que l'homme qui aurait fait le mal pendant toute sa vie, s'il conçoit, au moment de sa mort, une pensée dirigée vers le Bouddha, renaît parmi les dieux. je ne puis le croire. Vous dites aussi que, pour avoir tué un seul être vivant, on tombe en enfer. Cela non plus je ne puis le croire.
— Réponds à ceci, mahârâja. Une petite pierre, sans le secours d'une jonque, peut-elle flotter sur l'eau ?
— Non.
— Mais cent charges de pierres, placées sur une jonque, peuvent-elles flotter ?
— Oui.
— La jonque, ce sont les bonnes actions.

*


32. But de la vie religieuse.


— Nâgasena, quel est le but de votre effort (85). L'abolition de la douleur passée, future ou présente ?
— Ni l'une, ni l'autre.
— Alors quel est votre but ?
— Que la douleur présente cesse et qu'aucune autre ne naisse.
— La douleur future existe-t-elle ?
— Non.
— Quels sages extraordinaires qui se travaillent pour supprimer ce qui n'existe pas !
— Quand tu es attaqué par des rois ennemis, mahârâja, est-ce à ce moment que tu fais creuser des fossés, élever des murs, construire des tours de garde et des forts, mettre du grain en réserve ?
— Non : tout cela est préparé à l'avance.
— Est-ce à ce moment que tu apprends la manoeuvre des éléphants, des chevaux, des chars, le maniement de l'arc et de l'épée ?
— Non : j'ai appris tout cela à l'avance.
— Dans quel but ?
— Pour écarter les dangers futurs.
— Mais est-ce qu'un danger futur existe ?
— Non, sans doute.
— Quel sage extraordinaire tu es, pour te préparer à écarter des dangers qui n'existent pas !
— Donne-moi une autre comparaison.
— Lorsque tu as soif, est-ce à ce moment que tu fais creuser une citerne ou un bassin pour avoir de l'eau à boire ? Lorsque tu as faim, est-ce à ce moment que tu fais labourer un champ et semer du riz pour avoir à manger ?
— Non, tout cela est fait à l'avance.
— Pourquoi ?
— Pour écarter la soif et la faim futures.
— Mais est-ce que la soif et la faim futures existent ?
— Non, sans doute.
— Quel sage extraordinaire qui se prépare à écarter une soif et une faim inexistantes !
(85) Répétition presque littérale d'une question déjà faite II, 6. Ce qui suit reproduit également un passage antérieur (III, 3).

*


33. Distance de la terre au monde de Brahmâ.


— Nâgasena, quelle est la distance d'ici au monde de Brahmâ ?
— Cette distance est telle qu'une pierre ayant le volume d'une haute maison, tombant du monde de Brahmâ avec une vitesse de 48.000 yojanas par jour [de 24 heures], mettrait quatre mois à atteindre la terre.
— Vous dites d'autre part : « Aussi vite qu'un homme vigoureux étend son bras plié ou plie son bras étendu, aussi vite le religieux possédant les pouvoirs magiques, arrivé à la maîtrise de l'esprit, disparaît du Jambudîpa et reparaît dans le monde de Brahmâ. » Je ne puis croire qu'il parcoure aussi vite un tel nombre de yojanas.
— Quel est ton pays natal, mahârâja ?

— C'est une île nommée Alasanda (86).
— Quelle distance y a-t-il d'ici à Alasanda ?
— Deux cents yojanas.
— Peux-tu te rappeler quelque chose que tu aies fait là-bas ?
— Oui, je me le rappelle.
— Tu as parcouru aisément deux cents yojanas, mahârâja !
(86) Nous pensons avec Paul PELLIOT (Journ. As., 1914, II, 413) qu'Alasanda ( Alisan dans la version chinoise) est Alexandrie d'Égypte.
*


34. La renaissance en tous lieux est simultanée


— Nâgasena, de deux hommes qui meurent ici et dont l'un renaît dans le monde de Brahmâ, l'autre au Kachmir, lequel arrive le plus vite ?
— Tous deux arrivent en même temps.
— Donne-moi une comparaison.
— Quel est ta ville natale, mahârâja ?
— Le village de Kalasi.
— Quelle distance y a-t-il d'ici à Kalasi ?
— Deux cents yojanas.
— Et d'ici au Kachmir ?
— Douze yojanas.
— Pense à Kalasi.
— C'est fait.
— Pense maintenant au Kachmir.
— C'est fait.
— Auquel as-tu pensé le plus vite ?
— J'ai pensé aux deux endroits dans le même temps.
— C'est ainsi qu'on renaît en même temps dans le monde de Brahmâ et au Kachmir.

*


35. Éléments de la Bohdi.


— Nâgasena, combien y a-t-il d'éléments de l'Illumination (bojjhangâ) ?
— Sept.
— Et par combien de ces éléments est-on illuminé ?
— Par un seul : l'investigation des dhammas (dhammavicaya).
— Alors pourquoi parle-t-on de sept éléments de l'Illumination ?
— Une épée laissée au fourreau et qu'on ne prend pas en main peut-elle trancher ce qui est à trancher ?
— Non.
— De même, sans l'investigation des dhammas, on ne peut être illuminé par les six autres éléments de l'Illumination.

*


36. Éléments de la Bohdi.


— Nâgasena, lequel prédomine, du bien ou du mal ?
— Le bien est prédominant, le mal est peu de chose.
— Pourquoi ?
— Celui qui fait le mal en éprouve du remords: c'est pourquoi le péché ne s'accroît pas. Celui qui fait le bien est sans remords ; sans remords, il est satisfait ; satisfait, il est joyeux ; joyeux, son corps est tranquille ; la tranquillité du corps produit le bien-être ; dans le bien-être, l'esprit se recueille ; recueilli, il voit la vérité : c'est pourquoi le bien s'accroît. Un homme à qui on a coupé les mains et les pieds, s'il donne seulement une poignée de lotus au Bouddha, échappera aux lieux de punition pendant 90 kappas. C'est pourquoi je dis : le bien est prédominant, le mal est peu de chose.

*


37. Le péché inconscient est le pire.


— Nâgasena, de deux hommes qui commettent une mauvaise action, l'un sciemment, l'autre inconsciemment, lequel encourt le plus grand démérite ?
— Le pécheur inconscient.
— Si donc un prince ou un fonctionnaire commet une faute sans le savoir, je devrais le punir doublement ?
— Suppose une boule de fer, chauffée, ardente, incandescente que toucheraient deux hommes, l'un ne sachant rien, l'autre sur ses gardes, lequel serait le plus grièvement brûlé ?
— Celui qui ne sait rien.
— De même c'est le pécheur inconscient qui encourt le plus grand démérite.

*


38. Le corps peut se transporter hors du monde.


— Nâgasena, est-il possible d'aller avec ce corps que voici soit à l'Uttarakuru, soit au monde de Brahmâ, soit à un autre continent ?
— Oui.
— Comment ?
— Te rappelles-tu, mahârâja, avoir fait sur le sol un saut d'un certain nombre d'empans ou de coudées ?
— Oui : je saute huit coudées.
— Comment sautes-tu huit coudées ?
— Je suscite en moi cette pensée : « C'est là que je retomberai. » Avec cette pensée, mon corps devient léger.
— De même le religieux doué des pouvoirs magiques, arrivé à la maîtrise de l'esprit, charge en quelque sorte son corps sur son esprit et par la force de son esprit s'élève dans les airs.

*


39. Y a-t-il des os longs de cent yojanas ?


— Nâgasena, vous dites qu'il y a des os longs de cent yojanas. Or, il n'y a pas même d'arbres qui aient une telle hauteur : comment pourrait-il y avoir des os aussi longs ?
— N'as-tu pas entendu dire qu'il y a dans l'océan des poissons de cinq cents yojanas ?
— Oui.
— Sûrement un poisson de cinq cents yojanas peut avoir des os de cent yojanas !

*


40. Y a-t-il des os longs de cent yojanas ?


— Nâgasena, vous dites qu'on peut arrêter l'aspiration et l'expiration. Comment est-ce possible ?
— As-tu quelquefois entendu un dormeur ronfler ?
— Oui.
— Ce bruit ne cessait-il pas lorsque le dormeur inclinait son corps ?
— Oui.
— Si un homme, sans culture du corps, de la vertu, de la pensée, de la sagesse, peut interrompre ce bruit par une simple flexion du corps, comment celui qui a cultivé son corps, sa vertu, sa pensée, sa sagesse, qui est parvenu au quatrième degré de la concentration mentale, ne pourrait-il arrêter son souffle ?

*


41. Pourquoi la mer est-elle appelée est-elle appelée samuddo ?


— Nâgasena, pourquoi la mer est-elle appelée samuddo ?

— Parce qu'il y a dans la mer autant de sel que d'eau, autant d'eau que de sel (87).
(87) Étymologie fantaisiste de samudda, par sama « égal » et udaka « eau ».
*


42. Pourquoi la mer est-elle salée ?


— Nâgasena, pourquoi la mer a-t-elle une seule saveur, la saveur du sel ?
— Parce que l'eau y a séjourné longtemps.

*


43. Divisibilité des dhammas.


— Nâgasena, la chose la plus fine peut-elle être divisée ?
— Oui.
— Quelle est la chose la plus fine ?
— Le Dhamma (doctrine), mais non tous les dhammas (phénomènes), car un dhamma peut être qualifié de fin ou de gros. Mais tout ce qui est divisible peut être divisé par la sagesse, que rien ne peut diviser.

*


44. Conscience et sagesse ; inexistence de l’âme.


— Nâgasena, les dhammas qu'on appelle conscience, sagesse, âme sont-ils différents au fond et dans les termes, ou ne diffèrent-ils que dans les termes, étant identiques au fond ?
— La conscience a pour caractéristique de connaître, la sagesse de juger ; l'âme n'existe pas.
— Si l'âme n'existe pas, qui donc voit la forme par l'oeil, entend le son par l'oreille, etc... ?

— S'il y avait une âme voyant la forme par l’œil, entendant le son par l'oreille, etc..., alors les portes de l'oeil étant arrachées, l'âme pourrait, tournée vers le dehors, voir aisément la forme dans un large espace, etc. Or, cela n'est pas. Donc, il n'y a pas d'âme (88).
(88) Répétition d'un argument déjà proposé II, 30.
*


45. Le Bouddha a distingué des dhammas difficiles à séparer.


— Le thera dit :
— Le Bienheureux a fait une chose difficile.
— Laquelle ?
— La chose difficile qui a été faite par le Bienheureux, c'est d'énoncer la distinction de tous les dhammas immatériels, spirituels, qui se trouvent dans un seul organe des sens : contact, sensation, conception, pensée, esprit.
— Donne-moi une comparaison.
— Si un homme sautait d'une barque dans la mer, prenait de l'eau dans le creux de sa main et y goûtait, pourrait-il reconnaître l'eau du Gange, de la Yamunâ, de l'Aciravatî, de la Sarabhû, de la Mahî ?
— Cela serait bien difficile.
— De même le Bienheureux a fait une chose très difficile en distinguant ces dhammas.
— Très bien, approuva le roi.

*


46. Épilogue.


— Le thera dit :
— Sais-tu, mahârâja, quelle heure il est ?
— Je le sais, Vénérable : la première veille est écoulée, la seconde est en cours ; les flambeaux sont allumés ; les quatre bannières sont commandées ; les présents royaux vont venir du trésor.
— Les Yonakas dirent :
— Tu es habile, mahârâja, mais le moine est savant.
— Oui, certes, le thera est savant. Là où il y aurait un maître comme lui et un disciple comme moi, on ne mettrait guère de temps à comprendre la doctrine.
— Satisfait de l'explication donnée à ces questions, le roi offrit au thera Nâgasena une étoffe de laine valant cent mille [kâhâpanas] et lui dit :
— Vénérable Nâgasena, à partir d'aujourd'hui, je vous alloue huit cents repas. Je vous donne à choisir dans mon palais tout ce qu'il vous est licite de recevoir.
— Merci, mahârâja, j'ai de quoi vivre.
— Je le sais, Vénérable, mais veillez sur vous et sur moi, pour nous épargner des propos malicieux. Veillez sur vous, pour qu'on ne dise pas : « Le thera Nâgasena a sans doute satisfait le roi Milinda, mais il n'a rien reçu de lui. » Veillez sur moi, pour qu'on ne dise pas : « Le roi Milinda est sans doute satisfait, mais il ne le montre pas. »
— Soit, mahârâja !
— Comme un lion captif dans une cage d'or, tend le cou vers le dehors, ainsi, bien que demeurant dans le monde, j'aspire à la solitude. Mais si je quittais le monde pour la vie religieuse, je ne vivrais pas longtemps, car j'ai beaucoup d'ennemis.
Alors le vénérable Nâgasena, ayant répondu aux questions du roi Milinda, se leva et retourna à son couvent. Dès qu'il fut parti, le roi Milinda se demanda : « Qu'ai-je demandé et qu'a répondu le Révérend ? » Et il pensa : « J'ai bien demandé tout et le Révérend a bien répondu à tout. » De son côté, le vénérable Nâgasena, étant rentré au couvent, se demanda : « Que m'a demandé le roi Milinda et que lui ai-je répondu ? » Et il se dit : « Le roi Milinda m'a bien demandé tout et j'ai bien répondu à tout. »
Le lendemain matin, Nâgasena s'étant vêtu, ayant pris son bol et sa robe, se rendit au palais et s'assit sur le siège qui lui fut offert. Le roi Milinda le salua, s'assit à ses côtés et lui dit : « Que votre Révérence ne pense pas que je n'ai pas dormi le reste de la nuit par suite du contentement de me dire : « J'ai questionné Nâgasena !... » Non ! Pendant le reste de la nuit, j'ai pensé : « Qu'ai-je demandé et qu'a répondu le Révérend ? J'ai bien tout demandé et le Révérend a bien répondu à tout. »
Et le thera lui dit : « Que Votre Majesté ne pense pas que j'ai passé le reste de la nuit dans le contentement de me dire : « J'ai répondu aux questions du roi Milinda ! » Non ! pendant le reste de la nuit, je me suis dit : « Le « roi Milinda m'a bien tout demandé et j'ai bien répondu à tout. »
Ainsi ces deux grands hommes se félicitaient réciproquement de leurs belles paroles.

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avec metta
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